Mon amie colère.

« Plus le corps est ému, plus l’émotion est intense ».

« Connais – toi, toi même » a dit Socrate, je ne suis pas le centre du monde, sinon peut – être son pion. Mes émotions fusent et me rendent humaines, voilà leur intérêt. Personne n’arrive à m’apprivoiser, même pas moi même. Je perds le contrôle !!!

Est – ce que vous aussi, vous arrive-t-il de perdre le contrôle, lorsque votre objectif de vie c’est de le conserver et l’appliquer à tout les versants de sa vie?*

Je ne suis pas souvent colère, régulièrement agacée mais pas dans l’explosion. Pour autant, comme toutes mes émotions, elle est là pour mon bien, celle ci. Comment? et bien elle est. Elle est, pour me faire comprendre une leçon, lever le voile sur un problème et une peur.

La question que je me pose alors est celle ci : « La colère est elle salutaire? »

C’est une émotion secondaire, liée soit à la peur, soit à la tristesse, et qui dénote une frustration. La réalité telle qu’elle est, est bien différente de ce que je voulais avoir ou pensais vivre. C’est là ou tout ce joue?. Après avoir vécu une journée ou mes émotions; tel que l’injustice, on rendu pénible l’étape, le déroulement du jour, j’ai réfléchi, pris du recul… Pour autant cela est positif en bien des points. C’est en cela que je parle de colère salvatrice, notion que l’on retrouvera dans beaucoup d’ouvrages.

C’est selon moi, le principe d’émetteur – récepteur. En effet, elle nous informe sur une menace, et à notre interlocuteur, informe sur le fait que son comportement ne nous convient pas du tout.

L’objectif est alors double :

  1. Accepter de la ressentir pour entendre, écouter son message.
  2. Exprimer sa colère en soi pour soi, et pas la déverser sur un tiers.

Le message est, que la colère nous parle de nous même. Il ne sert pas de reporter celle – ci à l’extérieur ou sur une tiers personne. Car celle – ci vient uniquement de nous pour nous. Elle nous signale un besoin insatisfait, profond, un besoin à combler.

Une limite a été visiblement franchie. Il semble que je me sois senti agressée, agacée, flouée peut – être? Cette colère serait liée à un manque de confiance, un besoin de reconnaissance ou alors une nécessité urgente d’affirmation de soi.

Elle a été déclenché suite à une succession d’événements, pas forcément liés les uns aux autres, avec des degrés d’importances ou d’urgences bien distinct:

  • Une blessures aux tibias, empêchant de faire du sport pendant quelques semaines
  • Un échec dans l’élaboration de mon projet professionnel de grande envergure,
  • Un contact déplaisant,
  • Un manque de soutiens,
  • Une taches sur le chemisier,
  • Une douleur invalidante.

Finalement, ne m’indiquerait – elle pas, un besoin excessif de tout contrôler?

Mon incapacité à lâcher prise sur tout ce que je ne maîtrise pas, ne peut pas être maîtrisé et ne se maîtriserai jamais?

Car l’évidence de cet apprentissage, est que nous ne pouvons absolument rien maîtriser.

Derrière ce besoin de contrôle, se cache des blessures. J’en ai évoqué une ici, sur le précédent billet. Derrière la colère se cache souvent une peur, qui surgit déguisée en tristesse, en contrôle et / ou en frustration.

Il est donc faux d’affirmer que la colère est « mauvaise conseillère » ou encore qu’elle provoque l’emportement. Ce sont plutôt les blocages dans le processus émotionnel ou les erreurs dans l’attribution des responsabilités de notre satisfaction qui expliquent nos faux pas.

Par exemple, si je ne respect pas le processus émotionnel naturel de ma colère, je ne prends pas en compte « tout ce qui m’importe ». Si je ne prends pas la peine de la ressentir et de comprendre « comment et combien » je suis affecté, je ne pourrai pas trouver une façon d’agir pour « compléter » réellement mon expérience, combler par la connaissance de mon Moi, la frustration, panser la blessure. En négligeant une ou plusieurs étapes du processus, il me sera également impossible de savoir si ma colère est défensive ou fondée. Par exemple je ne pourrai me rendre compte que ma colère sert de camouflage à ma tristesse ou encore que j’attaque au lieu de reconnaître une vérité dénoncée.

  1. Erreur #1: dévier de son objectif de satisfaction Dans le premier exemple, mon patron est la source de mon mécontentement en ne respectant pas une entente faite d’un commun accord. À ce moment-ci, toutefois, ce n’est plus l’augmentation de salaire qui est en jeu, mais son respect à mon égard. Mon objectif devient donc d’obtenir de lui le respect que je souhaite. Si je n’y arrive pas, mon nouvel objectif pourra devenir d’agir en conséquence afin de me respecter moi-même. Dans cette perspective, le fait de lui exprimer mes sentiments actuels pourrait constituer une solution satisfaisante. Lui exprimer mes réactions et changer mon degré d’implication au travail pourrait être une autre solution qui me satisfasse. Enfin, il se pourrait que la meilleure solution pour moi soit d’entreprendre des démarches pour quitter cet emploi. Si au lieu des options précédentes, je choisis de faire payer mon patron en adoptant une attitude boudeuse ou en négligeant mon travail, je n’aurai jamais la satisfaction d’être respecté. Le problème ne pourra qu’empirer. 
  2. Erreur #2: la révolte contre les problèmes de la vie La vie est constituée d’une série de problèmes. Pour assurer notre satisfaction et notre confort, il faut régler ces problèmes. Dans cette perspective, m’en prendre à l’ordinateur est sans issue du point de vue de ma satisfaction. (Il ne peut aucunement porter la responsabilité d’enjoliver ma journée.) Je puis bien sûr « ventiler » et me soulager en l’accusant de tous les maux, mais si j’entreprends de le détruire, il est clair que je concentre mon énergie sur la mauvaise cible. J’ai sans doute plus de chance d’être vraiment satisfait en consentant à consacrer le temps qu’il faut pour le remettre en marche. Je pourrais par exemple appeler un technicien et ré-orienter mes priorités en fonction du problème apparu. J’en sortirai sans doute plus satisfait que si je pleurais toute la journée sur mon sort. 
  3. Erreur #3: S’attaquer à la mauvaise cible Il n’est pas toujours facile de confronter la personne ou la situation qui nous cause une frustration. C’est souvent exigeant aussi, de poser les gestes nécessaires pour trouver la satisfaction désirée. Il n’est pas rare, donc, qu’au lieu de faire face à ces difficultés on s’en prenne à un tiers pour déverser sa colère. Un grand sentiment d’injustice s’installe alors chez celui qui est ainsi utilisé. C’est là une des manières par lesquelles on arrive à empoisonner une relation.

Sources : http://www.redpsy.com/guide/colere.htmlLa puissance des émotions Par Michelle Larivey, http://www.redpsy.com/infopsy/emotions.html