La violence morale n’est pas l’apanage des seuls hommes

 

 

J’ai déjà écrit un chapitre sur le sujet, je souhaitais revenir dessus car c’est un sujet qui me côtoie, dont j’ai souffert à deux reprises.

Cela m’a coupé de liens forts avec des personnes que j’appréciais beaucoup.

Narcisse d’Ovide, est quelqu’un qui croit se trouver en se regardant dans le miroir. Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres.

 

Qui est- il (elle) ?

J’utiliserai elle pour l’aspect personnalité, mais il peut être tant homme que femmes.

Lorsque l’on rencontre cette personnalité, elle parait parfaitement « normale ». C’est souvent une personne ayant une bonne situation, très bonne situation, même. Souvent à son compte ou sur des postes à responsabilités. Qui parait être indépendant, avec une représentation de la famille idéale, ou si en reconstruction familiale suite à séparation, se positionne comme la victime d’un autre abusif.

 

Elle se positionne ainsi.

« Elle est toujours là où on ne l’attend pas. Et elle n’est jamais, mais JAMAIS, là où on l’attend, où la logique voudrait qu’elle soit. »

 

Dans une relation de couple avec cette personnalité, l’autre n’existe pas en tant qu’individu mais en tant que miroir. Un Narcisse est une coque vide qui n’a pas d’existence propre ; c’est un pseudo, qui cherche à faire illusion pour masquer son vide.

Son destin est une tentative pour éviter la mort.

C’est quelqu’un qui n’a jamais été reconnu comme un être humain, souvent un enfant abîmé, abusé, non désiré, qui n’a pas été voulu, ou a interprété cela comme tel. Cette personne a été obligée de se construire un jeu de miroirs pour se donner l’illusion d’exister. Comme un kaléidoscope, ce jeu de miroirs a beau se répéter et se multiplier, cet individu reste construit sur du vide.

 

« Souvent cette personne est devenue experte dans l’art du mensonge. C’est un art qu’elle a acquis depuis la tendre enfance, souvent pour tenter de correspondre à l’image que sa mère voulait d’elle. En fait c’est son mode d’expression et elle peut fort bien ne pas s’en rendre compte et être « sincère » dans ses propos. »

 

Ses attitudes en disent long sur sa capacité à construire une relation toxique :

  1. Une capacité a culpabilisé l’autre, supprimant ainsi tout plaisir éprouvé, notamment chez les hommes et les relations sexuelles, créant ainsi une sexualité sans plaisir ni joie, relayant cela à quelque chose de non essentiel, mécanique et compulsif.

Le but ? Montrer à l’autre qu’il peut être faible, pervers ou impuissant, entraînant une sexualité non épanouit. Le sexe comme enjeu de pouvoir.

 

  1. Un air moralisateur, supérieur, distant elle ne dit pas grand choses, souvent rien, mais l’autre ressens le fond et se sent en faute. Il s’agit là de capacité à asservir l’autre, devenant victime consentante à l’exigence du désir et du besoin de cette personnalité. Une dépendance se crée, c’est l’appropriation.

Le but ? Ressentir de la jouissance, vitale, à la souffrance de l’autre, lui éloigner tout bonheur, lui créer des doutes sur ses propres ressenti, l’humilier en lui exprimant sa crédulité, une forme de torture, de punition camouflée.

 

  1. Capacité à se positionner en victime. La mère biologique et présente, étant toujours tenue pour responsable. Cette personnalité est alors dans une défense d’agression pour sortir de ce schéma de victime connu durant l’enfance. Dans une relation de couple, cette attitude séduit un(e ) partenaire, consolateur, sauveur, qui aime réparer.

Le but ? Finir par mettre le (la) conjoint(e) dans une position de coupable, rejetant ainsi la faute, médisant, jugeant, afin de se défouler mais aussi de se blanchir. C’est un être aux valeurs morales irréprochables….

« Si les autres sont nuls, je suis forcément meilleur qu’eux, elle envie la réussite des autres, qui la met face à son propre sentiment d’échec »

Rien ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve, une vie de dépression qui n’en ait que le masque pour se positionner en victime. Non, ils ne peuvent pas être changé, ils ne peuvent pas « guérir ou sortir » de cet état. C’est une sorte d’insatisfaction chronique concernant la vie.

Jamais responsable, cette personnalité n’est jamais coupable. Tout ce qui est mal est toujours de la faute des autres. Si le partenaire est indépendant, il sera dit hostile ou rejetant, s’il est peu autonome, il subira violence morale ou verbale car trop bienveillant.

« Montrer la faille des autres, permet de ne pas voir la sienne »

  1. La distance, c’est une personnalité distante, sans affect, car elle ne s’intéresse pas aux émotions complexes des autres. Elle est imperméable à l’autre, et à sa différence. Elle ne connaît pas le sentiment, elle ne connait pas la tristesse ou le deuil mais le ressentiment avec désir de revanche. Une colère en fond, une rage destructrice.

Le but ? Détruire le bonheur de l’autre, agresser, évitant ainsi la douleur ou la peine réelle, malgré sa capacité à mettre le masque de la tristesse. Elle détruit la liberté, empêche la jouissance du corps des autres, contrôle tout même ses propres enfants si il y a.

 

  1. Le caractère despotique: Plus le temps passe, plus l’affirmation de violence, de petites brimades ou encore phrases anodines, mais méprisantes s’installent.

Le but ? Donner à l’autre cette sensation de ne pas faire confiance, ne remettre en question la capacité de l’autre à savoir pour lui-même ce qui est bon pour lui-même. Rabaisser l’autre, le rendre vulnérable et détruire son estime de lui.

 

  1. Le déni total de l’identité de l’autre, le partenaire n’existe pas en tant que personne mais support, c’est-à-dire que la personne est vite noyée sous les critiques acerbes et parfois violentes, un sentiment d’appartenance à l’autre, une perte de soi et de ses repères internes. Une présence en soi qui n’est plus.

Le but ? Se nourrir de l’énergie de ceux qui subissent son charme. C’est s’approprier la lumière de l’autre qui me vient le plus. Comme je le sais bien, cette personnalité choisie des personnes, type ; empathe, lumineuse, charismatique, pour les vampiriser. Elle se détourne ainsi de son vide. Au lieu de l’affronter. Elle éloigne l’autre de son enfant intérieur, de sa vie interne, prétextant que cela n’a pas lieu d’être. D’où son amour haine pour une personnalité maternelle qui est la figue explicite de la vie interne. Que cette figue soit un homme, une femme dans la vie de l’autre ou encore la « mère nourricière ». Il y a alors l’idée du rejet du grand tout, de la source, de la mère.

 

Cette personnalité est dite perverse narcissique, manipulatrice.

 

Cependant, attention, ce n’est pas parce que certains traits sont retrouvés que toutes personnes le sont. Il faut déjà identifier et écarter les personnes faisant appel à la perversion transitoire, comme mécanisme de défense ponctuel face à un danger. Et il ne faut jamais poser un diagnostic sans avoir eu recours à un professionnel compétent.

Il s’agit d’un trouble de la personnalité, qui se produit lorsqu’une personne aune image particulièrement mauvaise d’elle-même, a l’état d’enfant. Cette personne fragilisée va chercher à se valoriser et se grandir en rabaissant les autres. Cette « carapace » ou perversion consiste souvent à faire passer ses propres besoins avant ceux des autres. Elle tourne (d’où le mot « per – version ») chaque situation ou chaque dialogue a son propre avantage ; ce qui peut souvent entraîner le mensonge dans son discours.

 

La personne PN, cherche à contrôler, à isoler des personnes de soutien, et prend a parti les gens qui dépendent d’elle (ses employés, membre de sa famille, enfants, ami(e)s…) pour pointer du doigt le partenaire et isoler. L’autre est toujours le seul coupable, le seul à faire des erreurs.

 

Plusieurs moyens sont trouvés pour ligoter sa victime :

  • Elle peut instaurer une dépendance sexuelle

  • Profiter d’un contrat qui lit (subordination professionnelle)

 

Dès son plus jeune âge, un enfant construit son estime de lui, se sont ses parents qui ont le rôle le plus important dans l’acquisition d’une bonne estime de soi, c’est se sentir un individu unique. Le parent est là pour accepter sa différence, quand on manque d’estime de soi, on culpabilise à tout bout de champ.

Ces enfants devenus grands son plus enclin à tomber sous l’emprise des manipulateurs.

 

Quatre catégories de personnes sont à risques de devenir des victimes de la perversion narcissique :

1– Les personnes qui manquent d’estime et de confiance en elles.

2 – Les personnes qui sont en situation de dépendance affective (en couple, celles qui ont été blessées, abandonnées,…)

3 – Toutes les personnes qui ignorent l’existence de la perversion narcissique (naïveté).

4 – Les personnes débordant d’énergie et de joie de vivre (les pervers narcissiques cherchent à s’approprier ces qualités).

 

AIDER LE PN ?

Commencez par sortir de la position de victime.

Mais attention j’ai souvent entendu que ses personnes se faisaient aider et pour autant elles allaient à des rendez-vous tout autres, comme les voyantes par exemple, pour maintenir le mensonge et la manipulation en ayant des « billes » récoltées lors de ces rdv.

Il faut comprendre que la personne que vous avez en face de vous, que ce soit votre mari, compagnon ou femme compagne, ne CHANGERA PAS, JAMAIS. Vous ne pourrez JAMAIS obtenir de lui une quelconque prise de conscience, des remords, des regrets, des excuses ou encore une modification de sa structure psychique, un mieux-être de son lui. Si par hasard, son discours vous laisse penser que vous pourrez l’aider, qu’elle pourrait aller mieux, c’est que cette personne vous manipule. La seule chose que vous pouvez faire c’est VOUS PROTEGER et partir avant qu’il ne soit trop tard pour vous. Car plus vous tarderez plus les dégâts sur votre estime de soi, seront complexe à panser. Le mal étant déjà en œuvre. La psychanalyse va aider le patient à faire ressortir le mal-être qui a occasionné ce type de personnalité et à mettre au jour l’origine de ce mécanisme de défense en remontant souvent à la petite enfance. Mais cela doit venir de lui-même avec aucune garanti qu’il change. Il comprendra d’où ça vient, mais il préférera changer de proie plutôt que de « guérir » car ce n’est pas une maladie, c’est une faille de structure de la personnalité

 

Sources:

https://coborder.wordpress.com/2016/02/16/victimes-intelligentes/
http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-psy/Articles-et-Dossiers/Manipulateurs-pervers-narcissiques-qui-sont-ils
http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-psy/Articles-et-Dossiers/Manipulateurs-pervers-narcissiques-qui-sont-ils