Demain j’arrête… de me presser comme un citron !!

La pression, c’est, pour moi, ni de la bière, ni une douce comptine que je me répète sans cesse…. C’est une plaie, ouverte et béante depuis quelques jours.

J’aime tellement m’enrichir de mes expériences et apprendre de mes blessures que j’ai voulu partager ici mes ressentis.

Cette pression est polymorphe*. Et oui, parce qu’il y a Mlle « Subie », qui est exercée par notre entourage, au travail, dans la société, en famille. Il y a aussi Madame « Intégrée » qui est le résultat de Mlle « Subie » depuis tellement longtemps qu’elle est enfouie en mode « code » interne en chacun de nous. Du coup, on se la met tou-te-s seul-e-s comme des grand-e-s.

Eh oui ! car toi et moi, on n’est pas dupe, personne n’est dénué de pression ! Celui qui me dira : « je ne connais pas de pression, je ne suis que fluidité et paix intérieure », il habite au Tibet… non ?

En ce moment, je suis sous pression, d’où mon envie de partager. C’est pas la première fois, mais j’aimerais bien que ce soit la dernière.

Cet état de pression me fatigue : sommeil léger et court, peu d’appétit, et aussi une humeur de bouledogue n’ayant pas eu son morceau de viande depuis 3 jours. Alors j’ai envie de dire STOP, et je le dis.

Cette sensation de ne jamais être à la hauteur, d’avoir tellement de choses à faire mais pas assez de temps pour tout. Ce sentiment d’être oppressée,  de ne plus arriver à respirer, d’être toujours essoufflée parce que je cours partout et pour tout en même temps.

Je ne me fixe pas d’objectifs. Pour autant, j’ai toujours cette sensation d’avoir plein de choses en tête, à faire, à réaliser, à accomplir. Mais ne les notant pas, eh bien, j’oublie et je me demande alors : « qui, où, quand? » et je me perds encore plus dans un néant d’actions inaccomplies, me laissant le goût amer de l’inachevé et de l’incompétence.

J’ai compris une chose, il y a bien des années : c’est que derrière mes pressions se cache la perfection. Bey oui, je veux que tout soit parfait, forcément. En même temps non, pas « forcément » mais dommageable, car j’ai tellement peur de ne pas réussir, d’échouer, de décevoir par manque de confiance en moi que je me mets la pression de tout faire à la perfection, et du coup, je n’arrive plus à gérer quoi que se soit. Soit dit en passant, est-ce possible de gérer les choses, et est-ce une bonne chose de vouloir les gérer ?

Trop c’est trop : il est temps de lâcher prise.

Finalement, quand je regarde en arrière, je me rends compte que le fil rouge de toutes mes réflexions est la CONFIANCE. Elle nous fait souvent défaut, chacun dans une sphère qui nous est propre, mais elle nous conditionne à être ou ne pas être nous-mêmes, à réaliser ou prendre conscience de nos rêves, à penser à soi et à son bien-être, pour avancer en toute fluidité dans la vie. Je pense et je ressens simplement que plus je me ferai confiance, plus j’arriverai à accepter qui je suis profondément et à ne plus me mettre la pression.

Toi aussi, tu ressens une pression ? quelle est-elle ? *

Tu as déjà réussi à t’en défaire ? partage avec nous tes astuces ! *

As-tu déjà vécu des expériences symboliques ? je t’invite à laisser un commentaire.*

Pour « réussir » à vivre mieux, pour m’accompagner dans cette démarche, je me suis créé des exercices, je les partage ici. Ces petits riens faits avec tout mon cœur et inspirés de mes années de lectures diverses et variées. Ils aident à mieux être et à se débarrasser des mauvais jours.

Enjoy !!!

  1. La revalorisation de soi par le constat : Chaque fois que le manque de confiance en moi arrive, je prends donc le temps de considérer ce que j’ai déjà réussi.

Exercice : Prendre un papier et un crayon et lister les réussites.

Rien n’est possible sans un apprentissage. C’est-à-dire qu’on n’est pas « parfait » mais on devient qui l’on veut être si on le souhaite. Vouloir être « parfait » ou « à la hauteur » immédiatement est une vue de l’esprit. La vie, en général, passe par des étapes, des erreurs pour aboutir à des petits succès puis des grands. La clé : la patience.

Certains objectifs prennent aussi du temps pour se réaliser. Peut-être que tu n’es pas un-e habitué-e de la planification, à mettre en place une « discipline » (j’entends par là un agenda, un rythme, une routine) personnelle, peut-être n’as-tu jamais élaboré des stratégies sur le moyen ou le long terme, ne les as-tu jamais remis en cause, ou améliorées ? eh bien, je t’invite à le faire.

2. Note tes buts, désirs ou rêves et laisse infuser!

Ne vois pas forcément cela comme des objectifs, des injonctions, mais plutôt comme des souhaits, des projets à atteindre. Pas de pression, on se fout la paix ! Arrêtons de nous dire « il faut », « je dois » car c’est en quelques sorte transformer les projets et  tout ce que nous devons faire en défi. Nous avons peur de ne pas être à la hauteur et, partant, d’être rejetés. Prenons plutôt le temps de nous dire :

  • Je fais de mon mieux
  • Je montre mes imperfections, je suis humaine
  • Je suis plus tolérante avec les autres, et donc avec moi-même, j’accepte les différences
  • Je m’organise autrement, car il y a différentes manière d’accéder aux mêmes résultats
  • Je prends soin de moi et je me soigne (anxiété, stress, peur, acceptation de soi….)

A force d’être moins exigeante, je serai plus détendue, moins anxieuse de fait. Contrairement à ce que l’on interprète souvent, les autres ne seront pas déçus par nous. Pour une fois, ils se diront simplement que je, toi, nous, sommes humains et que, comme tout le monde, nous avons nos limites. Intervient alors le dépassement de soi et la volonté de lâcher le poids de cette pression pour avancer. Et même, ils seront peut-être rassurés de voir que  « Wonder woman », c’est pas moi ! Pour l’avoir mis en place, j’ai remarqué que cela n’empêchera pas de se sentir bien dans sa vie, mais d’être, en légèreté.

3. Petites actions à mettre en place :

  • Déléguer, accepter l’aide des autres, de l’extérieur,
  • Planifier ses journées, c’est éviter de se laisser distraire par les tâches secondaires et d’alourdir les vraies actions à poser,
  • Fixer des priorités pour la journée, mais sans trop se charger, deux ou trois suffiront,
  • Équilibrer ses sphères de vie : du personnel et du professionnel, des choses pour votre famille et des choses pour vous-même, du court terme et du long terme. Cela évite de se sentir en dysharmonie et d’avoir l’impression d’être pris en otage, d’être soumis aux autres sans temps pour soi.
  • Décompresser, méditer, pour mieux accepter les moments dits « plus difficiles » pour y faire face.

Pour finir, quelques mantras :

 

Et enfin un livre ressource :

Fabrice MIDAL, philosophe, auteur de Foutez-vous la paix et commencez à vivre ! (Flammarion-Versilio) – 18 janvier 2017.

 

*Sources : Wikipedia et Ebook