Le temps, la vie, l’attente

 

La semaine dernière, je n’ai pas eu accès a internet, je post aujourd’hui. La semaine passée, l’étape de mon apprentissage c’est posé en trois termes : le temps, la vie, l’attente.

Débattre de ceux-ci, sous différents aspects me semblait une évidence. Tout d’abord parce qu’ils sont tous trois abordables d’un point de vue psychologique, philo et spi. Puis parce que tout le monde les utilise, et les utilise selon sa propre réalité. Moi je les perçois dans ma réalité.

 

L’attente tout d’abord, pour moi est à scinder en deux. Il y a l’attente créatrice (d’un mouvement dans le temps, par exemple) et l’attente qui fige. Une attente subjective  et une attente d’attachement à des idées préconçues sur la façon dont les choses, les êtres devraient être.

Pour autant dans les deux cas, c’est la peur qui en émerge, celle de l’incertitude, de l’inconnu et de sortir de sa zone de confort.

 

Le résultat des choses désirées comme le fait de combler un vide en passant à l’action, éloigne de soi.

 

  1. L’attente créatrice (du temps qui passe, qui m’amènera plus tard à parler du temps…)

Toute notre vie d’être humain, nous le passons à attendre. Attendre de devenir grand pour accéder à ce que nos parents nous interdisent, attendre la fin de l’école pour profiter du temps libre, attendre le métro, la paye, le weekend, les vacances et autre moments qui nous semblent « plus » ou « mieux ». Nous nous projetons dans le futur, nous ne vivons pas le présent. Pour autant l’attente est nécessaire à soi.

Je suis « madame attente », je me projette, sûr projette et j’attends toujours l’autre ; moment, temps, personne, occasion. Autour de moi on ne cesse de me dire que c’est un passe –temps que je devrais cesser d’avoir.

Donc je me pose la question : Pourquoi mon cœur n’entend pas la raison de l’autre ? Pour qu’elle raison l’autre, passe son temps à me répéter cela ?

Un constat, la considération de l’attente dans la société. J’ai donc cherché, je me suis informée et je me suis fait ma propre idée. Je l’aime bien mon idée, elle me parle, elle me fait me sentir en équilibre, et le soleil perce au travers des nuages, quand j’y pense.

Encore une fois notre culture, notre société nous dit : qu’il ne faut pas attendre, faire quelque chose, montrer que nous sommes en mesure de changer les choses, de ne pas être passif. Pourtant l’attente n’est point d’être dans un désert, dans l’inaction.

Selon moi, l’attente créatrice est une promesse, je reste là où je suis, en vivant, en avançant, j’attends que se dévoile progressivement ce qui est en mesure de ce réaliser pour moi et en moi. C’est l’idée de laisser germer les graines que nous avons semé sur la terre que nous foulons chaque jour, La confiance en son ressentis, que ce qui est planté va se produire là où nous sommes et que nous souhaitons le vivre pleinement.

 

« C’est le temps qui nous apprend à nous tenir au diapason de ce qui, en nous-même, est la source de la création. Rejoindre cette source en soi demande du temps… »

 

Laisser pousser tes groseilles

Le cœur sait qu’il a vécu, pour vivre encore

La vie et son chemin sont, un apprentissage

Va se produire ce qui est bon pour nous

Le cœur nous parle, il sait ce qui est bon pour nous.

 

Etre là où nous sommes, c’est être dans le présent. Etre dans le présent est être patient. Si j’attends c’est que je suis patiente et que j’accepte de rester là où je suis. Etre là où je suis, car j’ai une mission à accomplir sur le moment. Je décide de vivre pleinement ma situation, et je reste en confiance sur le demain, un beau demain. Comme un voile qui se lève, une lumière cachée qui en sera révélée.

Vivre patiemment, c’est vivre activement dans le présent et attendre.

J’ai su être impatiente, pensant que se serai ailleurs que je vivrais de grandes choses. J’ai souvent voulu échappé à des situations difficiles et aller ailleurs. Mais j’ai osé rester là où je suis, parce que je sais que là où je suis est ce qu’il y a de mieux pour moi, et que je vais, en étant ici, nullement être passive. Je vais grandir, apprendre et faire germer en moi, les choix que j’ai fait et que je veux se voir être.

 

  1. L’attente qui fige (celle que les gens assimilent à l’attente en général, qui nous empêche de créer mais au contraire, détruit notre essence)

 

L’une des raisons pour lesquelles nous avons tant de difficulté à attendre est que nous voulons faire advenir les événements souhaités afin de satisfaire nos désirs. Nous prenons ici conscience que nos désirs sont liés à nos peurs, et que la peur même nous empêche d’attendre avec un esprit ouvert. C’est pourquoi une grande partie de notre attente ne se déroule pas dans cet état d’esprit. Notre attente est plutôt une façon de maîtriser notre avenir.

 

Tout cela ramène encore à la notion de peur. Nous avons peur. Plus nous avons peur, plus il nous est difficile d’attendre en agissant. Voilà pourquoi l’attente est une attitude si impopulaire pour tant d’entre nous. Car l’attente est incertaine, inconnu, et la peur n’aime pas l’inconnu, l’inconnu est une peur en soi.

 

Avez-vous peur ?*

De vos émotions, de vous entendre dans l’attente ?*

 

« L’attente n’est jamais un mouvement qui consiste à passer de rien à quelque chose. Elle est toujours un mouvement de quelque chose à quelque chose de plus.

Patienter ce n’est pas attendre, mais attendre en agissant. »

Michael Tchoupe

 

L’attente fait entrer dans ce que le philosophe Henri Bergson appelle « la durée créatrice ». Cette durée créatrice, ce n’est pas le temps mécanique, ni celui de la technologie. C’est le temps qui nous apprend…

 

 

  1. L’attente au-delà de l’ouverture d’esprit

 

Accepter d’attendre tout en agissant sur notre présent, c’est-à-dire en étant en mouvement dans ce moment de vie que nous avons en face de nous, c’est être ouvert d’esprit. Avoir une attitude tellement radicale face à ce que l’on nous demande d’être dans cette société. Nous attendons que se produisent pour soi, des événements qui dépasseront tout ce que nous pouvons prévoir ou imaginer. Faire confiance en l’univers pour qu’il nous apporte tous les possibles. Une position radicale dans un monde obsédé par la maîtrise de tout. Le lâcher – être.

Et si, chaque moment d’attente dans notre vie peut alors devenir une opportunité de croissance spirituelle ?*

 

« La meilleure façon de vivre la vie est d’être comme un petit enfant, sans soucis et ne pas avoir d’attentes. » 

Le secret de la liberté et du bonheur: faites simplement ce qui vous apporte de la joie et vous vous exprimerez sans crainte à chaque instant. Vous vous acceptez complètement tel que vous êtes ainsi que tout ce qui se passe sans jugement. Vous êtes confiant et il n’y a rien qui vous empêche d’atteindre tout ce que vous désirez vraiment. Vous êtes libre de vivre pleinement dans le moment sans vous soucier de l’avenir.

 

Exprime la vérité qui est en toi

Lâche – être et prise, sur les choses négatives

Vas dans le sens de tes désirs

L’échec ne t’arrête plus, il est hors perception.

C’est avoir confiance à la loi de l’univers.

 

Ne plus avoir d’attentes : « Dans le sens ‘ne pas avoir d’attentes’, ce qu’on entend par ‘attentes’ est l’attachement à un résultat. Vous devez vous attendre à voir arriver ce que vous désirez, mais vous devez également vous attendre à ce que tout peut arriver. Par conséquent, c’est un état d’attente prévu. Il est nécessaire d’avoir une attente détendue et confiante pour que le désir soit exaucé. N’ayez aucune attente aux résultats attendus mais soyez prêt et regardez votre désir se manifester.»

 

Sources :

Wikipédia, VivreSansLimites.org, citation-celebre.leparisien.fr, http://soinetguerison.e-monsite.com, www.espritsciencemetaphysiques.com.

 

1.Pensées. Texte de l’édition  Brunschvicg. Paris, Éditions Garnier Frères, 1958 : pensée #278, p.147.

2. Morand. Psychologique. Année 1914.