La différence entre le détachement et le non-attachement en amour

J’ai longtemps été dépendante affective, attaché à l’objet de désir et de pulsion. Quel qu’il soit. J’ai connu des événements dans ma vie, qui m’on fait comprendre l’importance de changer mon regard.

Une vision du couple, au delà de la dépendance et de l’attachement.

La dépendance crée cet attachement que l’on confond avec l’amour. Cela n’a pourtant rien à voir. ! Comment je l’ai compris, grâce à l’effet miroir de ma relation flamme jumelle. Quoi de mieux que de se rencontrer, de se retrouver, être mise à nue, cœur et âme pour comprendre nos souffrances?

Alors bien entendu, cela demande du courage. Celui de regarder son Moi en face, les blessures qui ont cicatrisés, plus ou moins et avoir cette sensation que le moment est venu d’y plonger pour les panser. Malgré cela, il y a cette peur, celle de regarder en face, ses profondeurs les plus noires, et d’y chercher, d’y poser la lumière afin de comprendre qu’en amour il n’y a de place ni pour la dépendance, ni l’attachement. Ces tendances sont la projection d’un manque. Intimement lié aux blessures d’enfants, et à ce que le lien mère/fils et la place du père ont laisser en héritage. La peur? celle de lâcher prise sur soi et de se « détacher » ou  » non – attaché » de cette douleur et cette tristesse que l’enfance à laissé en héritage.

Quel serai le risque?

Seules les expériences nous permettent de vérifier si nos relations sont motivées par l’amour ou par la dépendance (besoin de combler un vide, un manque, une solitude…) car effectivement, nous-même pouvons ne pas nous en apercevoir !!

Rappel : L’attachement et la dépendance

L’attachement : à quelque chose ou quelqu’un, c’est de vouloir posséder, tenir ou maintenir quelque chose ou quelqu’un car cela nous remplit, nous aide ou nous comble (remplir le vide). C’est donc maintenir par « peur de perdre » et non par « amour de l’autre » !!  On est dépendant de l’autre pour etre, heureux ou malheureux. 

L’autre devient alors à la fois votre bol d’air, votre équilibre, la raison de votre bonheur et en même temps votre pire ennemi et la raison de vos souffrances !

L’autre n’est pas la pour cela !

« Si dans vos relations, vous connaissez aussi bien l’amour que son opposé, c’est à dire l’hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attachement de l’égo, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l’agressiez l’instant d’après. » Eckhart Tolle

Enfin: La différence

Le détachement: par rapport aux gens, aux situations de notre vie, c’est l’indifférence la plus totale. Cela signifie que nous ayons une chose ou pas dans notre vie, cela ne signifie rien pour nous. Cela n’a plus aucune espèce d’importance.

Nous ne pouvons plus ressentir ! Il n’y a pas d’amour, encore moins inconditionnel.

Le non-attachement : est une notion tout à fait différente, bien connue des bouddhistes. Il s’agit d’apprécier tout ce que l’on a dans sa vie: ses amis, l’argent, les possessions matérielles, la santé, l’amour… l’apprécier véritablement, chérir les moments que l’on vit avec… tout en gardant à l’esprit qu’un jour, ceci ne fera plus partie de notre vie. C’est l’impermanence. Rien ne reste jamais identique, et il convient de ne pas s’attacher aux possessions matérielles, aux situations, aux amis, à son/sa partenaire. Car un jour, la situation changera. Les amis nous quitteront peut-être, les possessions matérielles disparaîtront, les situations de notre vie changeront.

Bouddha a enseigné que s’attacher à des conditions extérieures sans cesse changeantes causait de la souffrance et qu’il fallait, par la méditation, développer cette sagesse qui vit pleinement l’instant présent sans s’y attacher car l’instant d’après sera différent de celui que l’on vient de vivre. Alors oui, cela semble beau sur le papier, cela parait difficile a atteindre. Personnellement, je pensais ne pas réussir a me détacher, ce fut chose faite. Lorsque j’ai compris que cela sonnait faux, en mon corps, j’ai eu cette réponse: Choisir le non – attachement, c’est vivre le présent. Depuis je ne me projette plus, je ne souffre plus, mais je me suis murée, je me suis détachée.

Cela n’étant pas juste, j’ai compris à force de travail sur moi – même, que le non – attachement était la clé. Ce que je m’emploi à vivre chaque minute. Avec plus ou moins de réussite en fonction des jours, et des cycles lunaires ;).
T

Ce n’est évidemment pas cela l’amour, et je vous souhaite bien mieux !

Sources: ECKHART TOLLE, « Mettre en pratique le pouvoir du moment présent »  

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