[5] La nuit noire de l’âme: comment je l’ai vécu?

 

J’ai attendu un long moment avant de prendre la plume. Ne sachant pas comment aborder ce sujet. Tout d’abord parce qu’il est propre à chacun, et que je ne l’ai pas vécu seule. Ne sachant pas quoi, ou comment partager sans dévoiler mon lien ou encore sans accord cette note de musique.

J’ai donc décidé de partager un écrit, un mélange de moi et de mots, maux musicaux et nocturne. Ceux – ci rédigés le 25.11.17 en pleine nuit.

Ces mots, je les relis en ressentant la souffrance, de celle que je ne suis plus, de cet ego qui m’a tant pris et appris. Forcement ces mots, aujourd’hui, je ne les écrirait pas ainsi. Je suis différente, j’ai une maturité et un ego qui ne sont plus capable, ou n’ont plus envie d’écrire ainsi. Mais quant à parler de cette nuit noire, je ne peux faire autrement que partager ce que j’étais à ce moment là et comment j’ai vécu cette phase nécessaire.

A l’époque, je n’aurai souhaité a personne de le vivre, mais pour autant aujourd’hui si. Quoi de mieux que de plonger profondément dans son noir, de sentir son corps entier se déchirer en deux pour enfin voir, voir qui nous sommes, et que tout ce que nous avons bâti jusqu’à présent n’était que l’utile face à un extérieur qui fait mal.

Avec du recul je ferai tout pareil, même si je ne suis pas d’accord avec le fond, la forme a été et restera une cicatrice, un couteau dans le dos. Comme une colonne vertébrale, scission de mon Moi, comme une trace sur mon corps, de mon âme souhaitant enfin s’aligner.

A toi !

 L’ego se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

 

De la lumière à l’ombre.

Tu as peur, j’ai peur aussi. Ce sentiment dans ma tête est là depuis trop longtemps. Nous dormons avec la lumière sur nous. Mais l’ombre crée des formes dans cette lumière. Je ne sais pas ce que c’est. Si l’ombre est dans la lumière ou inversement. Tu m’appelles, je te réponds. Tu me dis de me couvrir avec ta veste, me lover dans tes bras, et pendant une seconde j’ai l’impression que je te crois. J’essaie d’être courageux. Quelqu’un nous a entendus, quelqu’un nous divise en notre milieu.

Mais je reviendrais pour toi, même perdu, parce que j’ai répondu. Les directions ne signifient rien dans l’obscurité. Je ne sais pas où tu es en cet instant, les cartes ont disparu, nos empreintes aussi.  Je pourrais me battre, ce n’est pas quelque chose que je choisirai, mais c’est quelque chose que je pourrai te prouver. Je pourrai me battre face à ton mur. Même si je tombe, même si je suis meurtri, je le ferai pour toi.

Je ressens ce changement, subtil, dans le vent, quelque chose est en train de se passer, Je devrais trouver un autre, un, qui vient pour être deux. Mais eux, deux, n’aiment pas vraiment. Toi, c’est diffèrent.

Donner tout, trouver les mots, ce soir, j’essaie, parce que je ne veux pas me battre.

Je ne suis pas le seul qui n’a pas remboursé sa dette. J’ai cherché une nouvelle piste à suivre. En vain. Ramènes moi à ce moment, celui où l’on s’est rencontré. Que diable suis-je censé faire ; j’avais tout. Puis, la majeure partie de toi. Ensuite, un peu et maintenant plus rien. Ramènes moi au moment où l’on s’est rencontrés, c’était remplie de terreur, de larmes, de blessures du passé. Quand tu ne m’avais pas encore touché, quand je n’avais pas encore avancé.

Je ne peux pas dormir la nuit, parce que tu n’es plus à mes côtés, j’ai vu beaucoup, mais jamais ainsi. Je n’ai jamais eu un amour comme le nôtre, dis-moi pourquoi j’ai joué, fait l’imbécile?

Je n’arrête pas de penser à la manière dont je t’ai terrassé. Tu es dans mon esprit. Mes amis disent que tu es mon gardien, que je t’ai laissé partir, alors que je savais combien j’avais besoin de toi. J’ai essayé de boire la tasse pour oublier, mais la vérité ne se noie pas.

Tu as allumé ma lanternes, les démons en moi se sont dispersés, tu es la force face à mon mal, tu es pire que celui – ci, en moi.

Je te vois maintenant, c’était dur de te voir, souviens – toi de tout. Tu es le seul enfant que je connaisse qui apporterait un cerf-volant dans la neige à ce petit garçon. Quand le cœur fait mal, des jours comme aujourd’hui sont l’antidote. Si l’enfant en moi pense que c’est lui, toi, je te promets que je vais te le faire savoir.

Je suis désolé de t’avoir laissé tomber, toutes ces voix dans ma tête sont bruyantes, j’aimerai pouvoir les taire. Je pense que je suis une désillusion, je fais tout ce que je peux, je ne veux pas te décevoir, c’est déroutant. J’aimerai juste que tu réalises que tout ce que j’ai fait n’avait pas pour but de te causer d’ennuis. Mais j’imagine que plus tu penses à tout cela, plus tu te dis que tu n’étais même pas en tort en premier lieu. Je devais garder mes arrières mais tu y as mis un couteau, mes mains sont pleines …

Alors voilà ou on en est, ce n’est pas là qu’on aurait voulu être. Si la moitié du monde sombre dans la folie, l’autre moitié s’en moque tout simplement, tu vois ?

J’attends quelqu’un ici. Encore hier on était en fuite, tu me souris et ton visage illumine le soleil, il n’y a pas d’amour en soi, jusqu’à ce que tu sentes la difficulté en toi. Pourquoi est-ce que tu es la seule chose à laquelle je pense ?

Mon ombre danse, sans toi, pour la première fois, mon cœur espère que tu arriveras ce soir. Dis – moi qu’il y a des choses que tu regrettes ? Parce que pour être honnête je ne suis pas passé à autre chose. C’est tout ce que je demande, est- ce trop demandé ?

J’oublie que tu n’es pas là quand je ferme les yeux, est- ce que tu penses encore à moi parfois ?

Tu ne veux pas déconner avec nous,  j’anéantis tout, jusqu’au bout.

 

Rencontre ta lumière !

Tu ferais mieux de te dépêcher de le faire, pour toi et moi. Ce serait une bonne histoire à raconter, tes mots intoxiqués. Juste sortie de toi, tel un opprimé. Reviens en ton paradis. Tu dois penser que je suis stupide, que je suis nouveau dans cette « chose », mais j’ai vu tout cela avant, je ne te laisserai plus jamais près de moi. Tu as beaucoup compté, mais parce qu’à chaque fois que je m’ouvre, ça fait mal, je ne vais jamais m’approcher de toi comme ce fut le cas. Au cas où, tu partes encore, me laissant la saleté. Plus on me blesse, moins je pleure. Ça devient de plus en plus difficile de respirer, je fume en chaîne !! Ce n’est pas bon pour moi, pour mes poumons, telle une victime quand viendra le matin. L’eau est montée, sans entrave, par la rive. Emmènes – moi au sommet du monde, pour me laisser, moi, sur le sol …, encore…

C’était magnifique au tout début, mais dans la main, ne pouvant supporter d’être éloignées, mon ami. Maintenant, nous sommes dans les portes qui claquent, les disputes. Tout ceci met en valeur nos défauts, je me demande pourquoi, pourquoi ce lien ? Est-ce seulement l’âme, la magie ? Sommes-nous en train de devenir fou ? Parce qu’on a peur d’être seuls, avons-nous besoins d’un ami pour se sentir bien. Dernièrement je me suis perdue, j’ai donné, jamais pensée que je ferais tous ces choses. Je fus esclave de ma douleur. Dépérir chaque nuit, je ne veux pas laisser le soleil solitaire. J’ai couru hors de l’amour cette fois, j’adore, je pourrais donner assez d’espoir à ceux qui n’en ont plus. Sécurité dans mes bras pour ceux qui ne sont pas eux.

Puis le déclic. Si tu sens que tu sombres, je sauterai direct, dans l’eau froide. Respire un bon coup, laisse aller, froide, l’eau, pour toi. Et bien que le temps peut nous entraîner dans différents endroits, je serai toujours patient avec toi, je ne laisserai pas tomber. Je serai ton filin de sécurité, parce qu’on se perd tous parfois, c’est ainsi que nous apprenons, que nous grandissons. Tu ne devrais pas te battre seul. Rester à flots, sauver de ce bateau qui tangue.

De cette année, juste besoin de la retirer de mon torse, je l’ai vu arriver de loin, je ferai mieux de parler de toutes ces bonnes intentions si pures… jamais apprivoiser un feu, il brûle.

Tout ce goût de faux, de demandes qui ne sont pas si hautes. Mensonges que je ne garderais plus, Feu qui a commencé en moi, assis, te regardant brûler. Tu n’es jamais revenue pour me demander. Quand tu appelles mon nom, crois-tu que je viendrai en courant ? Tu n’as jamais fait pareil. Si bien, à ne jamais me donner. Quand tu fermes les yeux, me vois- tu ? Maintenant tu sais. Maintenant je suis libre.

 

END.

Nous aurions pu percevoir ça au-delà de nous,

Sachant comment ça devait finir,

Les esprits ne changent pas

Les sentiments se fanent à nouveau.

Je vois clair comme le jour,

Je ne lâcherai pas ta main,

Aurais – je appelé l’amour pur,

Glissant sur le sol, j’ai tout jeté.

Je regarde les nuages, lumières basses.

Je ne perçois plus la Lune,

A ma fin, tu comprendras… je suis déjà un monde, le tiens.

Si j’ai besoin de toi, cœur lunaire, je te verrai dans mes rêves.

Car dans le lac, j’ai tout jeté, dans les cascades j’ai glissé.

 

 

Pour un descriptif théorique sur la nuit noire de l’âme, je vous invite à lire ceci: http://www.reikilorient.com/2017/08/la-nuit-noire-de-l-ame.html

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