Mettre sa part d’ombre en lumière !

 

“Les âmes, libellules de l’ombre” 
Victor Hugo 

 

Réjane Ereau est une Journaliste, auteure et réalisatrice des postes à responsabilité en entreprise avant de passer un an autour du monde, puis d’orienter son parcours vers plus de conscience et de sens. Elle est inspirante, je vous partage aujourd’hui cet article que j’aime relire, quand je suis face a mon miroir, et que je suis tiraillé entre mon enfant interieur et l’adulte que je suis. 
 

 

Des côtés sombres, nous en avons tous. Par quelle alchimie peut-on parvenir à les mettre en lumière et les métaboliser en une énergie constructive, 
plutôt que destructrice ?

Accueillir

Egoïsme, jalousie, timidité, agressivité, trop ceci, pas assez cela… Ce qui mijote en nous n’est pas toujours de notre goût. Parfois au contraire, nos forces sombres semblent nous satisfaire, nous aimons nous y complaire. Faut-il les réprimer, de peur de ne plus être aimé, ou bien leur céder, en les laissant nous définir ? Pour la thérapeute psychocorporelle Caroline Jeannet, la clé est d’abord « d’accueillir ce qui est là », sans jugement, mais sans se laisser emporter.
Vous êtes en colère ? « Ah ! Je suis en colère. » Vous détestez telle personne ? « O.K., j’éprouve de la haine. » Une remarque vous blesse ? Notez la tension qui se crée dans votre corps. Est-elle nécessaire, maintenant ? Que pouvez-vous faire pour y remédier ? Respirer, vous masser le ventre ou les mains, relativiser… Traquez vos réactions avec curiosité, arrêtez de les estampiller « négatives », comprenez qu’elles sont simplement le fruit de circonstances, qu’il n’y a pas la vilaine ombre d’un côté et la belle lumière de l’autre : chacune a le pouvoir de faire de vous un être complet. « Si nous nions notre peur, nous minimisons notre courage. Si nous nions notre cupidité, nous réduisons d’autant notre générosité », note Debbie Ford. Plutôt que de les « mettre sous le tapis », reconnaissez leur existence ; c’est déjà un moyen de les dompter, d’éviter qu’elles vous rongent de l’intérieur ou vous explosent brutalement à la tête. Ayez envie de les débusquer, relevez le défi d’agir sur ces ombres plutôt qu’elles agissent sur vous.

Comprendre

Une fois ces ombres repérées, « identifiez leurs fonctions, c’est-à-dire les raisons pour lesquelles elles sont là », indique Caroline Jeannet. Car loin d’être des démons intérieurs auxquels on ne peut échapper, ce sont des « dragons protecteurs » mis en place dans l’enfance, en réaction à certaines expériences blessantes : soumission ou agressivité édifiée pour survivre dans un milieu violent, façade dure pour masquer une hypersensibilité…
L’ombre est une part de notre identité construite dans des moments de difficulté. Normaux pour un enfant, ces mécanismes n’ont très souvent plus lieu d’être à l’âge adulte. Assumez la responsabilité de chercher à les comprendre, de ne plus vous cacher derrière. « En contactant la souffrance de l’enfant, vous donnez du sens et de l’empathie à l’attitude qu’elle a engendrée », et commencez à la déconstruire. Prenez aussi conscience de vos stratégies de défense. Etes-vous dans le déni total de vos parts sombres, ou plutôt dans le reniement – vous les connaissez mais les rejetez ? Etes-vous dans la projection, le rejet de la responsabilité sur l’autre, ou dans une identification à 100 % à vos ombres, au point de vous dire : « Je suis nul, je ne vaux rien » ou de passer à l’acte, en devenant le jouet de votre Mister Hyde ? Observez également comment votre comportement change en fonction de votre degré de fatigue ou du contexte social. Vous êtes timide, mais sur une scène de théâtre, vous vous galvanisez et osez tout ? Vous êtes plus vaste que vous ne l’imaginez, alors cessez de vous conformer à l’image que vous vous êtes forgée de vous-même.

Explorer

Fermez les yeux, détendez-vous, accédez à un état favorable à l’ouverture de conscience. En « héros courageux », posez l’intention de plonger dans « l’énergie de vos ombres pour voir ce qu’elle révèle », conseille le thérapeute psychocorporel Félix Haubold. Listez les défauts que vous détestez et les mots qui vous blessent : leur charge émotionnelle est révélatrice. Quelles sont les 5 choses que vous n’aimeriez pas qu’on écrive à votre propos ? Notez aussi celles qu’on pourrait dire sans que cela vous touche. « Ne sont-elles pas toutes des vérités ? », suggère Debbie Ford. Réfléchissez : quelles sont les croyances qui dirigent votre vie ? Comment sont-elles nées, sous l’influence de quelles personnes ou de quelles circonstances ? De quoi vous protégez-vous (et vous privez-vous) en les perpétuant ? Essayez d’identifier l’événement originel, afin de le dépasser et d’ouvrir la cage à la partie de vous qui s’y est cristallisée. Si c’est difficile, n’hésitez pas à vous faire accompagner.
Traquez aussi les comportements qui vous agacent ou vous interpellent chez les autres : ils sont souvent le miroir de ce qu’on refuse de voir en soi. Pourquoi vous perturbent-ils ? A quoi réagissez-vous ? Dans quelles situations avez-vous fait preuve d’une attitude similaire ? Petit à petit, vous commencerez à percevoir en vous un microcosme entier. Impossible dès lors de morceler, de porter des jugements péremptoires… Embrassez vos peurs, acceptez votre vulnérabilité, prenez le risque de vous ouvrir, de vous découvrir. Aussi déstabilisante qu’elle paraisse, cette mise en mouvement – comme la mise en mots de ce que vous ressentez – fera sauter vos carcans.

Métamorphoser

S’amorce alors « un processus alchimique », dit Caroline Jeannet. Prenez Milarepa ou Gandhi : à force de persévérance, ils sont parvenus à transmuter l’énergie de l’humiliation et de la vengeance liée à leur histoire personnelle, en une force d’amour et de paix. Dotez vos parts d’ombre de personnalités : Mathilde la timide, Gaspard le vantard… Imaginez leur physionomie, leur façon de parler, de se comporter. Elles vous seront d’emblée plus sympathiques ! Demandez-leur ce qu’elles ont à vous apprendre, de quoi elles ont besoin. La moutarde vous monte au nez ? Dites-vous : « Voilà Jojo le coléreux ! » Vous n’osez pas donner votre avis ? « Revoici Louise la soumise ! » Cette mise à distance est opérante ; vous commencerez à devenir spectateur de vous-même, à percevoir vos ficelles, à vous en dégager. Si l’émotion est trop forte, écrivez-la, peignez-la « pour engager le corps, la créativité et le plaisir », explique Caroline Jeannet – ou, comme le propose Debbie Ford, tapez sur des coussins ! Au bout d’un moment, la charge émotionnelle se tarira, ou une facette plus profonde de cet aspect de votre personnalité se révélera, qui vous éclairera peut-être sur son origine. Puis cherchez les qualités de chacune de vos sous-personnalités. « L’agressivité, par exemple, recèle une puissance », indique Caroline Jeannet.
Aller reconnaître la force nichée à ces endroits permet à celui qui parvient à canaliser cette part de lui-même de la récupérer et de l’utiliser. L’ombre peut être l’expression excessive d’une qualité, alors « baissez un peu le volume », conseille Debbie Ford, mettez-y de la souplesse et du cœur, vous en percevrez le potentiel. Et reprenez le pouvoir en imaginant une interprétation constructive de la raison pour laquelle cette ombre a émergé. Ainsi, Debbie Ford confie avoir longtemps eu un problème avec la laideur parce que son père, lorsqu’elle était enfant, l’appelait « face de souris ». Cette perception l’a minée, jusqu’à ce qu’elle décide de confronter l’humiliation et de la convertir : ces mots n’étaient-ils pas un signe d’affection, un moyen de la préparer à la rudesse du monde réel ?

Intégrer

Tout se joue ensuite au quotidien. « Les nouveaux chemins, pour être efficaces, doivent s’ancrer organiquement dans la tête et le corps », explique Félix Haubold. Créez-vous « des temps et des espaces » où vous immerger dans le plaisir de voir, de percevoir, de vous sentir vivant : vous faire couler un bain, partager la compagnie d’êtres aimés, sentir votre respiration s’ouvrir au gré d’un massage ou une larme couler à la lecture d’un roman, vous ménager un moment de silence le matin, en posture de méditation ou en sirotant votre thé… « Il n’y a pas de recette », à chacun de trouver sa manière de se ressourcer, de se découvrir là, présent, complet.
Puis reconnectez-vous régulièrement à cet état de conscience, car « nos parts d’ombre évoluent en permanence », rappelle Caroline Jeannet. Petit à petit, cette « proximité à soi » permet de mieux réagir aux aléas, de ne plus chercher à être « parfait » – ce qui reste la conformité à une norme – mais intègre, en pleine cohérence par rapport à soi, aux autres, aux circonstances. Dans cette unité, un étrange processus se met en place. Voyez comment votre justesse transpire dans chacune de vos attitudes, comment cette fluidité permet à l’entièreté de votre être de s’exprimer, sans crispation ni heurt. Alors vous rayonnez, sans même chercher la lumière.

Source *
www.inrees.com

L’ego c’est l’ombre !

Vous avez déjà entendu parler du concept de Yin et de Yang ?

Voici des lignes qui me parlent, merci Juliette !

Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang représentent deux caractéristiques complémentaires que l’on retrouve dans tout élément de la vie, dans tout aspect de l’univers. Au lieu de parler de dualité, d’opposition, de différence, la pensée orientale préfère parler de complémentarité.

Le yin est passif, le yang actif. Le yin est féminin et réceptif, le yang est masculin et donneur. Le yin c’est la nuit, le yang c’est le soleil. Le yin la fraîcheur, le yang la chaleur. Être introverti, c’est Yin, être extraverti c’est yang. Dans une pile, le pôle moins est Yin, le pôle plus est Yang.

On est pas schizophrène... Ouf !

Alors si tout ce qui existe dans l’univers possède ces aspects complémentaires, pourquoi l’esprit de l’être humain échapperait à la règle ?

Voilà une information qui va peut-être vous soulager comme elle m’a rassuré quant à mes doutes à savoir si j’étais bipolaire, voire schizophrène : nos pensées sont divisées sous deux sous-unités, une Yin et une Yang.

Cette idée m’a réellement rassuré parce que j’avais vraiment pris conscience qu’il existait bien deux moi différents. Je m’en apercevais quand je me levais un matin et que je me sentais pleine d’amour pour mon chéri, et que quelques heures plus tard, je me demandais pourquoi j’étais avec lui et qu’est-ce que je lui trouvais. Une partie de moi l’aimait à la folie, l’autre en avait strictement rien à cirer.

Je m’en rendais compte également quand j’affirmais adorer le jambon et que quelques jours plus tard, la vue du jambon me donnait des nausées.

Une partie de moi était capable de déplacer des montagnes, donnant toute l’énergie que je possédais pour accomplir une tâche particulièrement difficile, alors qu’une autre n’avait qu’une envie : rentrer se mettre une série abrutissante, vêtue d’un pyjama en polaire et chaussettes montantes jusqu’aux genoux, un coca zéro dans une main et une cigarette dans l’autre.

Mi-Ange, mi-démon

Le problème, ce n’est pas d’avoir deux formes de soi, le problème c’est quand les deux passent leur journée à se chamailler, à se crier dessus, à se bouder, sans parvenir à se mettre d’accord sur quoi que ce soit, créant ainsi une espece de Brouhaha assourdissant qui vous donne mal à la tête.

Si vous êtes encore septique, voici un fait que vous ne pourrez contredire : quand vous êtes face à un choix et que vous n’arrivez pas à vous décider, c’est bien qu’il y a une partie de vous qui aimerait manger une glace Haagen Dazs, tandis qu’une autre préférerait se contenter d’une pomme.

En d’autres termes, l’ego, c’est le petit diable posé sur votre épaule, et la conscience, le petit ange posé sur l’autre épaule. Disons-le clairement : l’un veut votre bien et se montre toujours de bon conseil, c’est un peu la voix de la raison, la voix de la sagesse, et l’autre veut satisfaire vos besoins sans réfléchir aux conséquences, c’est la voix de l’impulsivité et des bêtises en tout genre.

Le déni

Le problème c’est qu’on est pas forcément conscient de cette partie noire de notre personnalité. Ça paraît quasiment fou qu’une partie de nous veuille notre malheur, non ? Pourquoi voudrait-elle ça ? Pourquoi serions-nous méchant envers nous-même ? « Non, non, impossible, je ne suis que lumière, je veux évoluer, je suis donc lumineux… », pourront se dire certains.

Il y a quelques années, j’étais comme ça. Je me disais que puisque je faisais une thérapie, puisque je priais pour mon bien-être et mon évolution, je ne pouvais pas avoir une partie d’ombre, c’était inconcevable. Le déni est tout à fait naturel. Mais vous savez ce que j’ai tiré comme leçon vis à vis de cette façon de penser ? Plus on nie l’ego, plus il va grandir et se gonfler comme un ballon de baudruche pour qu’on le voit, il va s’agiter dans tous les sens et faire son intéressant pour qu’on le remarque, qu’on le reconnaisse et qu’on l’accepte enfin. Bref, plus on le nie, plus il fout le bordel. Alors mieux vaut ne pas se leurrer et voir le problème en face.

Le début de la fin de l'ego

La prise de conscience de nos erreurs est un bon signe, en fait, c’est le début de l’évolution. C’est le début de la fin de l’égo. C’est ce qui va nous permettre d’avoir le recul nécessaire sur soi-même pour travailler sur chacun de ces aspects négatifs, d’apprendre à les gérer et même plus tard, de s’en servir et de les mettre au profit de notre évolution.

Je me suis appliquée à nier la présence de mon ombre pendant des années, et c’était la raison pour laquelle il faisait de ma vie relationnelle un champ de bataille, pour attirer mon attention.

Donc oui vous pouvez nier sa présence, mais pas éternellement. D’ailleurs, aujourd’hui, quand j’entends quelqu’un prétendre qu’il est à 100% lumineux, je me dis que c’est une belle preuve que son ego a le dessus pour le moment. Parce que l’ego veut être reconnu mais en même temps, il fait tout pour qu’on détourne notre attention de lui. C’est là un des paradoxes majeurs de l’ego qui est difficile à comprendre mais qui est pourtant très réaliste. L’ego s’amuse à foutre notre vie sans-dessus-dessous et au fond, il n’a pas du tout envie que ça change, il s’amuse trop, c’est trop fun !

Et chez les bouddhistes ?

Donc une étape importante dans notre évolution est de reconnaître et accepter la présence de notre ombre.

Dzogchen Ponlop, dans son bouquin « Bouddha Rebelle » (une interprétation des grands principes bouddhistes revisités pour notre société occidentale), affirme : « Nous nous retrouvons piégés ici avec cet esprit-ci, et nous ne pouvons pas y faire grand chose. Impossible de s’en débarrasser pour acheter un modèle plus performant. Tant que nous sommes coincés ici avec cet esprit qui est le nôtre, pourquoi n’en pas faire le meilleur usage ? »

Sources*:
http://psycho2rue.fr/lego-cest-lombre/
Auteur: Juliette Vinay

 

L’Ego, l’Âme, le Soi et l’Ombre d’après JUNG

 

« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. »

Carl Gustav Jung

L’ego

L’ego est le siège de la conscience : c’est lui qui permet de se sentir séparé de la mère et du reste du monde et d’être une entité pouvant à son tour affecter le monde.

L’ego adulte développe des capacités visant à satisfaire divers besoins, physiologiques, de sécurité ou d’insertion sociale.

L’enfant jeune est faible, vulnérable et dépendant de ses parents et de son environnement. A ce stade, son ego n’est pas encore formé. Par la suite, ce dernier commence à remplacer les parents et acquiert des fonctions protectrices. Sa deuxième tâche consistera à relier l’individu au monde environnant, lui apprenant à survivre, puis à s’insérer socialement et à réussir dans la vie. Certaines épreuves permettront de fortifier l’ego.

Notre ego ou notre moi est la partie consciente de nous-mêmes qui se différencie de l’océan des potentialités de l’inconscient collectif.

Pour s’affirmer il devra rompre, d’une certaine façon, avec le milieu d’où il est issu. L’ego est un outil, l’image de notre moi, notre persona, un masque. Cependant, une fois complètement développé, il doit être vidé de son contenu afin de devenir l’enveloppe qui héberge et porte l’âme (l’acteur), sans que la rencontre entre ces deux dimensions soit vécue comme un drame. Cela suppose un ego bien développé et correctement formé, conscient de ses limites et de ses qualités, tel que l’acquiert le Héros pendant la préparation de son périple : l’optimisme de l’innocent, l’entraide de l’Orphelin, le courage du Guerrier, la générosité du Bienfaiteur.

Cette personnalité bien intégrée en elle-même et dans son environnement sentira alors l’appel de l’âme, d’une force qui la conduira vers la quête de son destin. C’est seulement à ce moment-là que peut commencer la traversée.

L’âme

L’âme, pour se réaliser sans encombre, a besoin de la coopération et de la présence de l’ego qui a du bon sens et les pieds sur terre. Disons que Don Quichotte se fera accompagner de Sancho Pança pour partir en quête du trésor ou des mystères de la vie.

Pour Jung, l’âme symbolise souvent notre psyché ou le point par lequel s’expriment les archétypes de l’inconscient collectif. Elle est la partie de notre psyché qui nous connecte avec ce qui est éternel et procure la sensation de sens et de valeur à notre vie.

Nous commençons à nous occuper de l’âme lorsque nous ressentons le besoin de comprendre le sens de la vie, le sens de notre vie, que nous cherchons à nous relier au cosmos.

Elle rend possible le sens de l’unité. Malheureusement, dans nos sociétés où on la refuse, elle est contrainte de s’exprimer à travers les fissures ou les failles de la vie, dans certains moments de trouble ou de souffrance, ou bien lorsque nous traversons les grandes crises de l’existence : les transitions entre l’enfance et l’adolescence, entre l’adolescence et l’âge adulte, lors de l’entrée dans la maturité puis dans la vieillesse, enfin face à la mort.

Dans ces moments liminaux, donc de passage, où il n’y a plus ni certitudes, ni sécurité, l’âme parvient alors à s’exprimer, dans la souffrance parfois ou à travers des comportements négatifs et autodestructeurs.

De nombreuses sociétés traditionnelles ont élaboré des mythes et des rites, notamment d’initiation, pour aider à ces mûes de l’âme. Le but de l’initiation étant essentiellement de comprendre avec le langage de l’âme, par le vécu, ce que signifient les expériences de la vie.

La traversée du Héros est une initiation aux réalités du périple de l’âme. Elle nous demande de contrôler notre vie pour ensuite nous en détacher, abandonner la peur du vide, de la mort, et être prêts à expérimenter la totalité de la vie. Pour cela, il nous faut élargir l’étroit champ de vision de l’ego, nous détacher des sentiments, de la quête mais tôt ou tard il nous faut atteindre les mystères centraux de la vie et apprendre la mort, la passion, la naissance, la création, en tant que mystères.

Sans l’âme, nous sommes pareils à des automates : nous effectuons tous les mouvements possibles, mais ils manquent de sens. L’initiation nous offre l’opportunité d’expérimenter le sens de la vie et, grâce à elle, d’apprendre la quête de dépassement du Chercheur, le détachement du Destructeur, l’engagement de l’Amant et, finalement, l’union avec notre propre âme qui permet la naissance d’un nouveau Soi, le Créateur.

Le Soi

Le Soi est l’expression de l’intégrité, le point final du processus d’individuation. La traversée est achevée, le trésor retrouvé, et nous sommes de retour dans le royaume qui se transformera en fonction d’un nouveau principe ordonnateur.

L’essence du Soi est le paradoxe, car il nous permet de vivre ce qui est singulier et unique en nous et, en même temps, met notre ego en relation avec la dimension transpersonnelle.

A son niveau, le vie n’est plus perçue comme une lutte mais comme une source d’abondance. Nous devenons les rois et les reines de nos propres domaines et si nous sommes fidèles à notre Etre intérieur (le Soi), nous faisons fleurir la terre desséchée. Le soi est donc profondément blessé si l’ego et l’âme sont déconnectés. Sa réalisation demandez d’assumer pleinement nos responsabilités et de les intégrer à notre conscience.

Si l’éveil de l’ego fait surgir le particulier de l’universel, le multiple de l’unité, le retour au Soi permet de réintégrer le particulier à l’universel, le multiple à l’Un. Par la force de restitution et le lien créé par l’homme avec Dieu et toute la création, l’être refait en lui l’unité perdue.

Tout grand Gouvernant a besoin d’un Magicien pour prédire le futur, pour soigner les malades, pour créer des rituels qui relient les hommes au cosmos et maintiennent la liaison permanente avec la dimension spirituelle de la vie. Il peut aussi avoir à ses côtés un Sage qui lui donne des conseils objectifs et le sort de sa subjectivité. Et aussi un Bouffon, capable de réjouir le château et de dire au Gouvernant de terribles vérités. Le Gouvernant le Mage, le Sage et le Bouffon s’aident mutuellement et contribuent, grâce à leurs talents, à produire un royaume salutaire, prospère et joyeux. Ils symbolisent les quatre aspects du Soi intégré.

L’ombre

Nous nous savons tous porteurs d’une ombre, sorte de personnage dont la silhouette se compose de tout ce que nous refoulons et qui ne cadre pas avec l’apparence sociale que nous voulons nous donner. Cette ombre est le dragon qui se nourrit, dans l’homme mûr et bien sous tous les rapports, de tout ce que son moi refuse à intégrer consciemment. C’est le premier aspect de chaque archétype à reconnaître si l’on veut avancer dans le processus d’individuation.

La difficulté réside dans le fait que l’ombre est généralement repoussante mais qu’elle porte en elle la régénération de la vie consciente.

Elle repousse et fascine, et se laisse ainsi facilement projeter sur autrui pour éviter d’avoir à reconnaître qu’elle fait partie de nous-mêmes.

L’ombre peut se manifester par des omissions (actes manqués …) ou par des actes impulsifs, commis par inadvertance. Elle est avant tout personnelle, mais s’enracine aussi, comme l’illustre image quasi universelle du diable, dans l’inconscient collectif. Tout peuple a son diable, trop souvent projeté sur ceux qu’il ne parvient pas à intégrer dans sa vision du monde.

L’ombre pose un problème moral à l’individu car elle peut contenir aussi bien des qualités que des défauts.

La morale commune, ou celle qui a baigné l’individu dans sa jeunesse, est le plus souvent incompétente pour juger de la vraie nature de l’ombre : constructive ou destructive ? Plus qu’une morale conventionnelle et sociale qui rassure par ces concepts arrêtés de ce qui est bien ou mal, c’est d’une philosophie du risque, du combat intérieur et de la responsabilité des choix qu’il implique, que l’homme a besoin dans cette aventure. Il ne dépend que de lui que l’ombre soit son amie ou son ennemie.

Elle ne devient hostile que si elle est ignorée ou traitée avec incompréhension ; elle ne peut se transmuter que si le moi accepte l’aide du Grand Homme : du Soi. La quête du Soi est à l’image de celle du Grâal ou de toute quête initiatique de l’immortalité au sens spirituel du terme.

S’engager dans cette voie, c’est donc déjà accepter le fait qu’une crise n’est pas une fatalité insurmontable mais l’opportunité d’une nouvelle naissance par un dialogue constructif avec l’ombre : de là peuvent naître de nouveaux comportements, plus ouverts, plus riches. Une connaissance approfondie des mythes peut être d’une grande utilité car ils nous parlent, notamment des plus archaïques, un langage pas encore contaminé par une morale trop rationnelle et peuvent ainsi éveiller des images positives de dialogue avec l’ombre.

 

Sources*
les Hathor – Guillaume BOTTOLLIER
le site: http://elishean-portesdutemps.com

C’est quoi pour toi vivre?

Quand je dis à mes enfants dans un élan d’enthousiasme « prenez du temps, regardez autour de vous, utilisez tous vos sens, laissez s’approcher de vous le beau qui vous entoure, ne le laissez pas se perdre ou se blesser, protégez-le dans ses plus petites manifestations… La beauté est partout dans le monde, sur toute chose, dans chaque personne… » Ils me regardent en souriant gentiment comme si j’énonçais un vœu pieux, ou alors ils se récrient, se scandalisent. Ils me disent que je suis aveugle, sourd, que je ne vois pas toute la misère, les malheurs, les laideurs qui m’entourent, que je n’entends pas les misères, les souffrances, les violences qui se vivent. Que, même si la beauté est en survie dans le monde d’aujourd’hui, il y a quand même d’autres priorités !

Je maintiens ma position, la beauté est partout. Parfois minuscule ou infime, éphémère et fugitive, mais toujours présente dans les clins d’œil de la vie, les interstices du temps, les plis secrets de l’espace. Quelle est la source, l’origine de la beauté ? Est-ce dans la bienveillance d’un Etre Suprême ou celle des rencontres du hasard ? Est -ce dans le génie de l’artiste qui a su créer une œuvre ? Est-ce dans l’harmonie d’un objet, l’équilibre d’un moment, ou est-ce dans le regard qui sait capter l’harmonie, l’équilibre, la vérité d’un instant, d’un être, d’un objet ?

La source de la beauté, ai-je tendance à penser, est dans la disponibilité, l’ouverture, l’accueil à recevoir les cadeaux de la vie. C’est par mon regard que je crée et que je garde en vie, même si ce n’est que quelques secondes les particules de beauté, poussières de lumière déposées sur toute chose.

La beauté a besoin pour éclore, pour se dégager des scories ou des oripeaux qui la cachent de la tendresse, de la générosité de notre regard et de l’appel de notre cœur.

Je ne sais si ma mère était belle, ce que je sais c’est que je la voyais belle, très belle, lumineuse. Ma mère ne savait pas rire, « je n’ai pas le temps », disait elle. Mais elle savait sourire et j’ai tenté de capter, de préserver l’un ou l’autre de ses sourires sur des photos. J’en ai une devant moi, elle avait déjà près de 70 ans, elle avait quitté le tablier qu’elle mettait pour faire le ménage, mais avait voulu garder ses lunettes « pour mieux me voir la photographiant ! » Elle sourit. Elle sourit de toute sa bonté, les mains sagement croisées sur son ventre. Heureuse de me faire plaisir, heureuse d’être heureuse de répondre à une de mes demandes. Elle me reprochait souvent de « ne pas lui faire assez de demandes ! » à elle qui avait tant à donner. Elle est belle, présente de toute sa beauté de vieille dame paisible, ayant réussi à traverser près de trois quarts d’un siècle redoutable, parsemé de violences et de guerres. Elle est morte quelques années plus tard, mais je garde d’elle ses sourires, la lumière de son regard, le ruisseau bleu d’une veine qui barrait son front et battait doucement quand elle était émue. Là où un autre aurait vu une dame insignifiante, fatiguée, vêtue d’une robe sans grâce, je voyais une reine splendide, couronnée de neige.

Il faut aussi parfois débusquer la beauté des pudeurs dont elle s’entoure et ne pas lui faire violence par un dévoilement trop brusque, trop brutal.

Il m’a fallu du temps pour naître à la beauté. J’ai eu pendant longtemps un regard de consommateur, doublé d’un prédateur, je veux dire par là que je survolais les choses sans les voir réellement, que je ne m’attardais sur certaines, uniquement en fonction de leur intérêt immédiat pour mes projets ou l’action dans laquelle j’étais engagé. Je ne savais pas voir.

Depuis j’ai un peu appris, un tout petit peu.

Source: La beauté est partout  par Jacques Salomé

Ne Donne Pas Tout Votre Pouvoir à Quelqu’un d’Autre, Même à un Médecin

Il y a un danger à remettre sa vie entre les mains d’une autre personne… Non pas que la personne en face n’ait pas des compétences ou soit une personne bien, ce n’est pas l’essentiel… L’essentiel est de ne pas projeter la toute-puissance sur l’autre qui pourra résoudre vos problèmes.

Par exemple dans le domaine de la santé. Ce qu’un médecin ne vous dira presque jamais est que la médecine ne guérit pas, elle aide votre corps à s’autoguérir. C’est votre état émotionnel et votre état psychique qui vous guérira. Vous pouvez avoir le meilleur médecin au monde et un super traitement si votre état intérieur n’est pas bon, vous ne guérirez pas. Et si vous transférez tout votre pouvoir sur un autre, vous risquez de perdre votre croyance en vous-même qui aidera votre réparation. Et surtout, si vous ne croyez qu’en l’autre, vous allez rester bloqué à un seul avis, vous aurez donc peu d’initiatives personnelles.

Il existe deux effets placebo, celui qui se manifeste lorsque vous croyez en vous-même et celui qui se manifeste quand vous avez confiance en quelqu’un d’autre.

Mais il ne faut pas tomber dans l’extrême, c’est-à-dire que les médecins ne sont que des escrocs et la médecine que des produits pour nous tuer car dans ce cas, la capacité à vous guérir va se dissoudre sous la colère. On ne peut pas guérir quand on en veut à la terre entière.

Il en est de même avec les amis, ne donnez pas votre pouvoir à quelqu’un de votre entourage. Cela arrive quand une personne à moins de caractère que son ami, son conjoint… Elle est aspirée en perdant tout son potentiel et sa créativité… Jadis on donnait tout pouvoir au curé du village pendant les confessions, de nos jours ce sont les médecins et psychologues. D’autres continuent à redonner tout le pouvoir au ciel, un dieu va me protéger, sauf que si vous ne croyez pas en vous même, votre dieu n’arrivera jamais.

L’idéal est de rester entre les deux, la voie du juste milieu, ni trop influencé, ni trop influençable, la voie qui fait marcher les deux placebos, qui fait concentrer les deux énergies, l’interne et l’externe…

Le Langage des oiseaux !

 

 

Bird in me !

 

La Langue des Oiseaux est  la technique  de cryptage et de décryptage, donc de compréhension “en profondeur”, de la langue française ; elle correspond à la Kabbale pour l’hébreu, à la Science des lettres (ilmul-hurûf ) pour l’arabe classique et à la Hiéroglyphie pour l’égyptien ancien.
Les premiers auteurs qui la mentionnèrent très précisément sous ce vocable ( Grasset d’Orcet, puis les alchimistes Fulcanelli et Canseliet, René Guénon,  Emmanuel-Yves Monin ) la nomment également, avec références,  Langue des Dieux (Platon), des Anges (R.Guénon qui cite le Coran XXVII.15), Langue sacrée, langue diplomatique, Cabale euphonique, phonétique, solaire, hermétique, langue des Cabaliers, Chevaliers, de Pégase,  Gaie science, Gaye sçavoir, (Fulcanelli), le Lanternois (Rabelais), la Langue farcie, la « Langue grecque réservée » (Troubadour Peire Cardenal).

 

La langue des oiseaux:

 

Nous parlons du langage des oiseaux dans le cadre du langage codé des philosophes (alchimistes) mais pourquoi ce rapport aux oiseaux et pourquoi est-il codé.

Pour son codage il n’a rien de strictement élitiste comme certains l’imaginent. Certes il y a la notion de tenir la compréhension de certains secrets cachés, mais son but principal est de favoriser que celui qui se lance dans cette voie qu’est l’alchimie, ne le fasse que progressivement sans omettre la partie la plus importante de cet art, l’évolution philosophique et spirituelle, et que son savoir sera porté vers le bien de son prochain plutôt qu’une basse recherche matérielle et personnelle. Ce codage permet aussi à l’adepte d’avancer pas à pas, et d’être sûr de réussir le passage des différentes étapes sur ce chemin, plutôt que de recevoir une somme de connaissance avec tous ses secrets et de ne jamais rien arriver à en faire, ce qui fut le cas de bon nombre de pseudos alchimistes, matérialistes et opératifs, qui des années durant se sont évertués à multiplier des expériences ratées et finir par se détourner de cette merveilleuse science. La transmutation est avant tout intérieure plutôt que matérielle, elle demande du temps, un savoir, une sagesse, et c’est là que cette langue des oiseaux intervient, elle permet de distiller à l’adepte ce savoir, et de le partager en toute intimité avec les autres initiés, tout comme la symbolique qui d’ailleurs prend la même forme de communication.

Le langage des oiseaux prend le plus souvent la forme de rébus, de jeux de mots, d’allégories et de métaphores, dans l’objectif de coder des œuvres ou des livres, des recettes, des ingrédients et des quantités, à des fins ésotériques pour les obédiences opératives.

Le terme langue des oiseaux, s’emploie probablement du fait que les oiseaux sifflent des mélodies, des airs qui raisonnent aux oreilles, mais où on ne réalise pas le sens caché que si on y est initié. On les entend, mais on ne les comprend pas. Il y a aussi un rapport au langage des oiseaux et qui s’explique par le fait que cette langue est inexprimable par les mots ou par la voix, et c’est ce qui la rapproche du langage des symboles.

Les symboles ont un ou plusieurs sens, et la compréhension du langage des symboles, le langage alchimique par excellence, implique un long apprentissage par la réflexion et l’expérience. C’est aussi un langage qui semble secret parce que l’on est dans l’impossibilité alors de transmettre ce que l’on vit ou ressent, si ce n’est par d’autres symboles, métaphores et expressions d’idées imagées. C’est l’essence du mystère initiatique par excellence. Transmis par des rituels symboliques, il est inexplicable et se vit dans le ressenti.

C’est le même principe que les signes et symboles en mathématiques ou en physique, qui par ce langage symbolique permet de transmettre des concepts énormes sans en parler mais par un simple signe. Par exemple la plus célèbre formule E=MC2, peu de gens comprennent cette formule même si tout le monde pense savoir qu’elle s’applique à la relativité exprimée par Einstein. Mais tout ce qui en découle au niveau du système atomique ou de l’antimatière peu de gens en comprennent le sens.

Les anciens sages, dans la rédaction de leurs traités, utilisèrent surtout la Cabale hermétique qu’ils appelaient eux aussi la langue des oiseaux, ou le langage des dieux. Un idiome phonétique basé sur l’assonance où on y tient pas compte de l’orthographe et dont la difficulté de lecture sert de frein aux curieux. Les anciens parlaient de la langue des oiseaux comme l’origine de toute langue. Son origine remonterait à Adam qui l’aurait utilisée pour donner un nom et un ordre d’idée à chaque élément de la création.

Les vieux mages en parlaient comme de la langue universelle, une langue diplomatique, parce qu’elle recèle un double sens, l’un apparent et imagé, l’autre profond et caché. Ils en parlaient comme un art gothique, d’où la définition de « argotique » pour l’argot, qui est en quelque sorte le même principe que la langue des oiseaux, un langage particulier à des individus qui ont intérêt à communiquer leurs pensées sans être compris de ceux qui les entourent.

Quoi qu’il en soit, on retrouve un analogie intéressante encore de nos jours dans toutes les sciences, que ce soit de la biologie, végétale ou animale, la géologie, la médecine, l’astronomie, la physique, toute science emploie un langagepropre qui de par certains de leurs symboles reste incompréhensible au non initié. Et c’est assez simple à comprendre pour l’alchimie ou la plupart des sciences « magiques ». Ces disciplines, demandent des connaissances étendues, botaniques, minérales, astronomiques, et spirituelle. C’est la science des sciences, elle ne peut donc pas se passer de son propre hermétisme permettant à l’adepte d’arpenter ce chemin de connaissance dans le partage d’un langage codé et symbolique.

 

 

Sa Fonction:

Utilisée en général surtout pour « extraire l’esprit,(…) saisir la signification secrète » des ouvrages didactiques et des « sciences ésotériques »( Fulcanelli, passim), elle est considérée par Gracet d’Orcet et Emmanuel-Yves Monin comme utilisable pour percevoir la signification « originelle » de tout mot,  avant leur déformation par les connotations émotionnelles et culturelles du langage « courant »; cela rejoint les concepts d’une Langue-mère (la langue universelle de Lebnitz) très recherchée depuis le XVIIIe siècle. L’ouvrage de Fabre d’Olivet,  la Langue hébraïque restituée, est exemplaire en cela  : il expose les bases de composition des mots de  toutes langues à partir des racines hébraïques. Schwaller de Lubicz et Enel le rejoignent en montrant et la construction des mots en égyptien ancien et les racines pérennes ;  respectivement dans  Her Back (passim) et la Langue sacrée.

 

L’étroit passage : les trois pas sages
Maladie : le mal a dit
Prière : pris air
Fainéant : fait néant
Matérialité : l’âme atterrit alité (je l’aime celui-là)
Sensualité : la sangsue alité
La matière : l’âme à tiers

Ange = En Je
Apprentissage = Apprenti Sage
Archange = Arc En Je
Bonheur = Bonne Heure
Chacun = Chaque Un
Digérer = Dit Géré
Enfer = En Fer
Envie = En Vie
Équilibre = Qui Est Libre
Essenciel = Essence Ciel
Fenêtre = Feu Naître
Guérir = Gai Rire
Genou = Je Nous
Imagination = Image En Action
Journée = Jour Né
L’essence = Les sens
La Magie = L’âme Agit
La Mort Du Corps = L’âme Hors Du Corps
La résolution = L’arrêt Solution
Maintenant = Main Tenant
Mots = Maux
Merveilleuse = Mère Veilleuse
Message = Mes Sages
Métamorphose = Mets A Mort Le Faux Ose
Orage = Eau Rage
Pardonner = Par Donner
Passage = Sages Pas
Perceverez = Percez Et Vous Verrez
Renaissance = Renaissent Sens
Ressusciter = Re Susciter
Réunion = Re Union
Sacré = Ca Créé
Savoir = Voir Ca
Secret = Se Créé
Sincère = Sein Serre
Soigner = Soi Nié
Soleil = Seul Oeil
Symbole = Saint Bol
Tumeur = Tu meurs
Union = Uni On
Univers = Uni Vers
Universel = Uni Vers Elle

Pour n’en citer que quelques uns !

 

Pour finir quelques citations célèbres :

 

« Un oiseau a chanté au premier jour de la Création…Il a donné à la Terre sa note harmonique. »

Karuna Platon

« Dans chaque mot se trouve un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur. »

 

« Du plus profond de mon coeur monta un oiseau qui s’envola vers les cieux. Il s’envola encore et toujours plus haut, et devint de plus en plus grand. Au début, ce n’était qu’une hirondelle, puis une alouette, puis un aigle, puis il fut aussi grand qu’un nuage de printemps, et il remplit ensuite les cieux ensoleillés. Un oiseau s’envola de mon cœur vers le ciel. Et il croissait de plus en plus en volant. Pourtant, il ne quittait pas mon cœur. »

Khalil Gibran

« Sulaïmân hérite de David et dit : Ohé, les humains, le langage des oiseaux nous a été appris :
nous a été donné. Voici, en cela une grâce distincte.»

Coran

 

 

 

Sources*

http://langue.des.oiseaux.free.fr/

www.psyche-therapie.fr